The End

Par emyfilou

C’est donc fini. Du moins pour cette édition 2018. Parce que toutes les filles qu’on a croisé sur les routes nous ont dit etre devenues accro aux rallyes.

Ce matin on veut bien les croire, tellement l’émotion de ces 5 étapes a été forte, riche de partages et de rencontres.

Des paysages délirants se sont succédés sous nos yeux, nous sommes allées au bout de notre projet malgré les difficultés, et surtout notre trinôme pilote, copilote et Duster a tellement bien fonctionné. On ne retiendra que le fiabilité et l’agilité de cette équipage 128.

nous sommes donc arrivées 14eme sur 63 équipages, pénalisées par nos aventures dans le Salar Grande.

Quelle fierté d’être allées jusqu’au bout et d’avoir ramené notre Dusty sous l’arche d’arrivée. Nous avons eu les compliments de l’organisation, Jean-jacques, l’équipe technique et toutes les participantes.

Tous n’y croyaient pas trop, en nous voyant arriver Avec notre petit Duster. Et tous ont été impressionné par ses performances.

On voulait donc remercier du fond du cœur toute l’équipe de Renault Brésil et Argentine qui nous ont soutenu tout au long de cette aventure démarrée il y a 5 mois.

Merci à tous nos soutiens, amis, proches, et familles, tout cela n’aurait pas été possible sans vous!

 

 

 

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Étape marathon – les yeux plus gros que le ventre

Par emyfilou

Ca y est nous venons de revenir à Salta après 2 jours d’étape marathon, et pas des moindres.

Cette journee va rester dans les annales por nous.

Motivées par notre super classement pour un 1er rallye, nous rentrons à fond dans le jeu du marathon.

2 objectifs: couper pour réduire les kilomètres de route et devorer 340 kilomètres de piste pour bivouaquer dans un village de montagne.

Nous nous élançons aux abords du Salar, immense lac de sel.

le roadbook  nous impose d’en faire le tour mais couper dans les virages est trop tentant et de nombreuses traces de pneus nous font de l’œil.

Joueuses que nous sommes nous tentons notre chance: les 5 premières coupes passent et la 6eme…. pas.

En perdant de la vitesse  nous nous sommes enfoncés dans la boue du salar. C’est le risque majeur de cette étape et nous allons la vivre pleinement.

un équipage s’arrête et vient nous aider: nous pelletons sous les roues pour positionner les plaques de désensablage et tenter de ressortir en marche arrière.

30 minutes de châteaux de sables plus tard, les figures enfarinées de sel et de boue, nous tentons la marche arriere: la roue avant patine, et c’est un échec.

nosu devons malheureusement faire appel au mécanicien qui nous accompagne (Christophe,  qui nous connaît bien puisque ca fait 2 soirs qu’il ferme les pistes derrière nous). Cette aide va nous coûter 50 points de pénalité mais surtout nous allons y passer beaucoup beaucoup de temps…

Christophe a donc attaché 7 sangles pour  nous remorquer en marche arrière. L’opération est assez délicate puisque lui meme peut s’enliser.

l’annee dernière un équipage y avait passé’ 36 heures et les mécanos avaient évacuer la voiture qui s’était tanké au milieu du salar de nuit.

Christophe démarre sa marche arrière et Avec la vitesse le par-choc avant saute.

(allez voir la vidéo sur notre compte Instagram  emyfilou, elle est mythique!)

S’en suit 1 heure de démontage du par-choc pour nous permettre de rouler.

Il faut très chaud, nous accusons le coup ( et oui les châteaux de sable en altitude ca fatigue)  et quand nous repartons il est déjà 14h30.

Nous avons perdu 3 heures et pour ne pas être neutraliser de nuit, l’organisation nous demande de foncer.

Et nous voilà reparties à toute blinde sur les pistes du salar et ensuite du majestueux campo el diablo.

Seul réconfort dans cette histoire (parce que pour le classement de l’étape marathon on est mal parties) c’est que nous traversons des paysages rougeoyants d’une beauté incroyable à la meilleure heure, Avec le soleil dans le dos.

Nous arrivons enfin au bivouac où tout le monde nous attend. Fous rire toute la soirée sur le plantage de notre Dusty, comme d’habitude nous ne sommes pas passées inaperçues.

Apres une nuit réparatrice, nous reprenons les routes, plus sages mais quand même bien décidées à défendre notre classement.

Des équipages sont au bord de la crise de nerf avec des batteries qui plantent toutes les 6 heures ou des crevaisons à répétition. On s’en sort pas mal puisqu’on roule toujours.

On a coupé partout où l’on pouvait et le plus raisonnablement possible (=> c’est vrai).

On est arrivée heureuses au CP d’arrivée sans savoir encore ce que sera le classement final.

Suspens pour démain!

 

 

 

 

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Jour 4 – Résistance

Par emyfilou

Nous étions dons arrivées la veille à 1h30, couchees 2h sous notre tente par -7 degrés, et 4h plus tard nous étions de nouveau sur les routes, direction la gomeria (atelier de réparation de pneu).

Enfin quand le jour se lève, l’énergie nous revient et nous prenons le départ direction la cordillère des Andes et les salars.

Première coupe, nous avons tanké la voiture #croisement de pont. 15 minutes de pelletage avec l’aide d’autres équipages et nos copains les mécanos (qui sont définitivement notre garde rapprochée) notre Dusty repart.

On a décidé de se calmer un peu sur les coupes pour ménager notre monture afin d’être sûres de prendre le départ du marathon le lendemain.

Des paysages sublimes ‘enchaînent devant nos yeux, on espère que vous avez pu regarder les vidéos de Desertours filmées entre autre par un drone.

La journee passe rapidement, et nous finissons l’étape de nuit, arrivées 20h30 ( mieux! ).

Notre analyse stratégique du terrain et des coupes ont payées, nous sommes 10eme pour cette 4eme étape!

Le duster est en forme, on part dans 2 heures pour le marathon de 450 km à parcourir en 2 jours en totale autonomie (bon on peut toujours compter sur notre team de mecano argentin).

On ne pourra pas vous donner de nouvelles ce soir mais des qu’on rentre à Salta on vous raconte tout!

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Le jour le plus long

Par emyfilou

Départ 8h30 au 15 eme rang du classement nous sommes arrivées à 1h30 du matin le lendemain à notre bivouac.
Journée la plus longue donc.
Que s’est t il passé vous demandez vous.

Tout d’abord on a héroïquement tenté pas mal de coupes de trajectoire dans les plaines de buissons.
Efficace pour gagner des kilomètres mais on y a toutes passé un temps infini.
La terre étant cassée par endroit, ces plaines sont fissurées de rio, invisibles de loin.

Pas besoin de vous faire un dessin on s’est planté dans une cassure.
Résultat un garde boue défoncé.
Il est alors 10h30 et nous n’avons fait que 30 bornes sur les 282 prévues.

Nous continuons notre périple quand on voit au loin nos copines lyonnaises dans un grand désarroi: elles ont elle aussi planté leur 4×4 de 2 tonnes et demi dans un rio. ( photo ci dessous)
Nos copains mécano Claudio et Maxi arrivent les aider, on a quand même passé 1 heure à penser à différentes stratégies pour les sortir de là. Finalement les filles ont dû se faire tracter par les commissaires de l’organisation.

Nous repartons, il est 13h, Avec des coups de soleil en plus et quelques visites mémorables.

Cette fois ci en équipe de 6 nous tentons une nouvelle coupe pendant laquelle notre petit Dusty a un peu souffert: on a défoncé le par-choc et perdu définitivement le garde boue.

Le temps passe et nous n’avançons pas du tout dans le roadbook.
Après la coupe nous reprenons une piste assez roulante sur laquelle on va pouvoir accélérer.
C’est alors qu’on aperçoit dans une ligne droite un 4×4 du rallye accidenté que le côté: ce sont les frangines de Chamonix qui viennent de sortir miraculeusement indemne d’une sortie de route et double tonneau.
La course est finie pour elles, nous tentons de les réconforter, elles sont encore sous le choc.

Nous repartons un peu troublées par ce que nous venons de voir.

Et les aventures ne s’arrêtent pas là: une heure après nous commençons à descendre le flan d’un canyon. C’est le Duster qui ouvre et qui crève.
La piste est si étroite et à flanc de rocher que notre pneu a éclaté contre la pierre.
S’en suit un embouteillage de 12 voitures dans le canyon, le temps que nous changions notre roue.

Finalement nous ne sommes pas les seules: 4 autres voitures ont crevé, et un équipage malheureux à même créé ses 2 roues côté droit.
Les discussions vont bon train: personne n’a deux roues de secours (et encore moins des Chevrolet): l’équipage ca peut être devoir abandonner.

Nous repartons fatiguées, pour finalement passer le 1er Check point à 18h30.
Les mécanos redonnent un coup de pression à nos pneus qui étaient à plat ( 1 bar au lieu de 2,3).

Nous continuons la route alors que la nuit commence à tomber.
À la sortie d’un hors piste les organisateurs nous demandent si nous voulons rentrer avec eux (et dans ce cas l’étape s’arrête là ) ou si nous voulons tenter de faire toute l étape et arriver de nuit au bivouac (estimé 2h du matin).

Nous partons à 3 équipages, la voiture balais et les voitures des mécanos.
Navigations de nuit Avec boussole et lampe torche pendant 5h30.

On n’a rien lâché!

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On a mangé’ de la poussière

Par emyfilou

Les dust girls sont au top: On était 9eme au classement hier pour la 1ere étape!
Book comme on s’est senti poussé des ailes on a pris plus de risques aujourd’hui, qui n’ont peut être pas été payants…
Verdict demain!

Aujourd’hui d’autres paysages époustouflants, et un duster hyper fiable qui traverse les rio, grimpe les cols sans aucune difficulté, et on a meme joué la voiture ouvreuse sur la Ruga 40: la légèreté du véhicule est un avantage évident par rapport aux autres 4×4.

10 heures de route, de machouillage de feuilles de coca et de poussière plus tard, on était la voiture la plus sale du rallye mais on pense que c’est bon signe.

On espère que vous nous avez vu que les JT français 🙂

Démain la spéciale se tiendra dans les grandes plaines désertiques autour du salar des Salinas Grandes. Paraît il que la navigation montera d’un cran.
On va descendre un immense rio de sable, en total hors piste, sur une vingtaine de kilomètres, source d’inspiration pour tester notre flair.
Fin d’etape a Susques à quelques encablures du Chili, VAMOS!

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With love from Cafayate

Par emyfilou

Paysages grandioses de roche rouge et cactus géant ont rythmé notre etape.
Notre duster a tenu le choc malgré quelques frayeurs dans la traversée du Rio: coincé sur une pierre, la roue avant gauche à deux doigts de s enliser et les arrières dans le vide.
On est ravies, mais surtout crevées et la tête compressée par nos casques.

Nous voilà maintenant installées au camping de Cafayate pour une première nuit au frais avant d’attaquer l’ascension de la vallée se Calquachi et arriver à San Antonio.

315 km de prévus demain pour environ 9h de conduite.
On devrait passer par le col de l’Abra del Acai (5000 m) sur la mythique Ruta 40.

Vamos!

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Brief de l’étape Salta-Cafayate // 18.04

Par emyfilou

L’étape de demain commencera par une liaison de 2h30 via la Cuesta del Obispo, considérée comme un des cols les plus impressionnants d’Argentine.

Vers 11h nous devrions rejoindre l’étape spéciale dans la vallée du Calchaqui et plus précisément le Parque de los Cardones.

6 heures de pistes type WRC ( piste de rallye de vitesse) plutôt roulantes avec des enchaînements de courbes et virages pour tester les pilotes.

Les copilotes quant à eux seront éprouvés avec des morceaux de navigation dans des secteurs hors piste.

Mais comme on  nous a promis une dégustation de vin le soir dans les bodega de Cafayate, vous pouvez compter donc sur notre ponctualité pour cette première étape!

 

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Emy, Filou et Mati, l’équipe Renault a Salta

Par emyfilou

Dia uno

Réveil 6h30, il fait nuit noire sur Salta.
La salle de bal du Sheraton est déjà remplie de participantes qui déjeunent et les discussions vont bon train.
Pas le temps de tester le duce de lecce sur tous les types de tartine, notre envoyé spécial de Renault Argentine, Mati vient d’arriver à l’hôtel.
Nous partons tous les 3 Avec notre duster quand toutes les autres filles montent sagement dans les navettes qui les amèneront au Centre des Conventions. C’est la bas que le tirage au sort des 4×4 aura lieu.

Mati va passer 2 heures Avec nous pour nous présenter le Duster et l’outillage que Renault nous met à disposition.
Le mot de la journee était Tornillo, à prononcer tornicho en argentin, et qui signifie boulon. Et son petit cousin le tornichito.

S’en est suivi le calage de la 2 eme roue de secours, la démonstration du crick hydraulique, les vérifications des différents niveaux des liquides du moteur, tout ca dans une atmosphère bilingue évidente.
On a créé des envieux je crois…

Premièr duster sur le rallye, première participation de Renault Amlat, on va faire office de pionnières sur le parcours.
Nous avons eu le droit aux verifications spéciales de Jean-Jacques, ancien pilote du Dakar et fondateur du rallye des Roses.
Son seul conseil: ne jamais aborder les obstacles de face pour augmenter l’angle d’attaque de notre véhicule.
Ok jean-Jacques, on note.

On se sépare de notre Mati vers 10h30 boostées par ses encouragements.
On est pas peu fières de courir sous l’etendard Renault (ne parlons pas d’écurie)

À 14h, briefing sportif par Jean Jacques et Julien le directeur de piste.
On nous a distribué le roadbook pour
demain : départ 8h30 Avec une première étape de liaison d’une centaine de kilomètre dans la province de Salta pour ensuite commencer l’épreuve spéciale (celle qui compte). À nouveau 100km de piste de prévus avec à la clé des paysages de dingue, des descentes de caillasse qui glissent et la traversée d’un rio.
Julien nous indique que la semaine dernière lors du repérage de l’itinéraire, ils sont restés coincés 6h dans le rio…..mais oui on adore ce genre d’anecdote! Donc démain c’est masque et tuba sous nos casques de compet’ .

Plus de détails demain en fonction de notre connection, la’ on va se mettre à la recherche d’un mécano pour s’assurer de la pression des pneus à avoir lors de l’entrée en piste, a la fin de l’étape de liaison.

Vamos!

1  Commentaire

 

Par  ju, le  18/04/2018

Bonne 1ère étape les filles ! Que la French touch vous porte bonheur ;)

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Par  emyfilou, le  20/04/2018

Bonsoir Stephane!
Merci pour votre message qui nous a fait super plaisir.
Nous luttons un peu contre l'altitude en ce moment mais la journée à été incroyable et le duster a démontré ses capacités d'agilité et de performance.
C'est vrai qu'au debut on avait un peu peur ( et puis on a envie de faire attention à notre petit Dusty) mais la on est en totale confiance.
Démain grosse épreuve de hors piste dans le sable, alors on croise les doigts!

Bonne soirée

Emeline & Philippine

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J-19 : EXCITATION!!

Par emyfilou

 

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